Vers du cœur (Dirofilariose): Mon chat peut-il les attraper?
- Charles Rochette
- 30 oct. 2023
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 10 févr. 2024

Les chats, tout comme leurs compagnons canins, sont susceptibles d'être infectés par les vers du cœur. Cette affection, bien que relativement plus rare chez les félins, présente des risques significatifs. Le processus d'infection débute lorsqu'un moustique, agissant comme vecteur de la maladie, pique un chat et transfère les larves du parasite Dirofilaria immitis dans son système circulatoire. Ce processus est complexe et implique plusieurs étapes où le parasite se développe et migre à l'intérieur de l'organisme de l'hôte. Une fois les larves introduites dans le corps du chat, elles entament un périple qui les mène éventuellement dans les artères pulmonaires et le cœur, où elles atteignent leur maturité et se transforment en vers adultes.
Particularités de l'infection féline par les vers du cœur:
Le scénario de l'infection par les vers du cœur chez les chats est marqué par des particularités notables. Contrairement aux chiens, les chats ne sont pas des hôtes idéaux pour Dirofilaria immitis. Dans le système circulatoire félin, les vers du cœur rencontrent des difficultés à atteindre leur pleine maturité et à se reproduire. Cette différence biologique conduit à une incidence moins élevée de la maladie chez les chats, caractérisée par des charges parasitaires généralement plus faibles. Cette faible charge parasitaire implique souvent que les signes cliniques de l'infection peuvent être moins évidents, voire absents. Les symptômes, lorsqu'ils se manifestent, peuvent inclure une toux, un état d'apathie, ou une perte de poids inexpliquée. Dans des cas plus sévères, l'infection peut évoluer vers une affection respiratoire grave connue sous le nom de syndrome cardiaque félin, qui peut s'avérer fatale si elle n'est pas traitée rapidement et de manière adéquate.
Prévalence au Québec:
Dans le contexte québécois, la prévalence de l'infection par les vers du cœur chez les chats est relativement faible, mais elle n'est pas inexistante. Cette faible prévalence influence les décisions des vétérinaires et des propriétaires de chats concernant la nécessité de traitements préventifs anti-parasitaires systématiques spécifiques à cette maladie. L'approche en matière de prévention est souvent guidée par des données épidémiologiques locales, qui indiquent que le risque d'infection est moins élevé au Québec comparativement à d'autres régions.
Conclusion:
En résumé, bien que l'infection par les vers du cœur chez les chats soit rare au Québec, il est crucial de bien comprendre ses particularités. La dirofilariose devrait être envisagée dans le diagnostic différentiel en cas de symptômes résistant au traitement habituel.
Charles Vétérinaire
Vétérinaire à Montréal
514-444-5118
𝘤𝘩𝘢𝘳𝘭𝘦𝘴𝘷𝘦𝘵.𝘤𝘰𝘮




